Le Hall des Premières Promesses
Le couloir débouche soudainement sur un espace dont l’ampleur surprend.
Vous franchissez le seuil… et le monde change.
Derrière vous, le passage discret et feutré semble déjà lointain. Devant vous s’ouvre le hall d’accueil.
Grande salle n’est qu’un euphémisme.
L’espace s’élève, s’étire, respire. Des silhouettes circulent librement, discutent, s’installent, traversent la pièce dans un mouvement continu et fluide. L’endroit est animé, vivant… et pourtant, presque silencieux. Les voix semblent se dissoudre avant de devenir envahissantes, comme si chaque conversation trouvait naturellement sa juste place.
Amelyana ralentit légèrement le pas à vos côtés, vous laissant le temps de vous imprégner du lieu.
La lumière émane de chandeliers étoilés suspendus haut au-dessus du sol. Ils diffusent une clarté douce, constellée de reflets subtils, jamais agressive. Ici, rien n’éblouit. Tout rassure.
— C’est souvent ici que tout commence, murmure Amelyana.
La décoration est élégante, raffinée, sans la moindre ostentation. Chaque élément semble avoir été choisi pour accueillir plutôt que pour impressionner. Des îlots de fauteuils et de canapés forment de petits refuges, protégés par de discrets dispositifs magiques qui atténuent le niveau sonore. On peut converser librement, lire sans être dérangé, ou simplement attendre en observant ce microcosme vivant.
Un petit café attire naturellement le regard. Mignon, presque insolite, il est parfaitement intégré au décor. Des boissons chaudes y sont servies, accompagnées de pâtisseries délicates dont les arômes flottent doucement dans l’air. Certains visiteurs s’y installent quelques instants, d’autres s’y attardent plus longuement, comme s’ils avaient déjà décidé de ne pas se presser.
Des plantes vertes et fleuries ornent la salle, éclatantes quelle que soit la saison. Certaines fleurs magiques diffusent de légères lueurs colorées, changeant subtilement de teinte au fil de la journée. Plus loin, des tableaux animés en trois dimensions représentent des scènes vivantes : paysages, fragments d’histoires, créatures familières ou fantastiques. Enfants et adultes s’y arrêtent avec la même fascination, sans distinction de rang ou d’origine.
Amelyana suit votre regard.
— La demeure est ancienne, dit-elle. Très ancienne.
— Et pourtant…
— Oui.
Elle esquisse un sourire.
— Kageyori voulait que tout ce qu’elle a à offrir puisse déjà se ressentir ici. Que l’on comprenne, dès le premier pas, que l’on est entré dans un lieu pensé pour accueillir autant que pour révéler.
Elle marque une pause, laissant le silence reprendre sa place.
— Il en est l’architecte. Chaque détail a été conçu pour que l’on se sente immédiatement à sa place… tout en pressentant que la suite réserve des surprises encore plus étonnantes.
Son regard parcourt la salle avec une affection discrète.
— Quant à l’intérieur, ajoute-t-elle avec un léger rire, il m’a confié la décoration. J’espère que vous vous y sentirez bien.
Le hall révèle alors sa véritable nature : non pas un simple lieu de passage, mais un seuil en soi. Un espace où l’on peut s’arrêter. Ou choisir d’aller plus loin.
Que souhaitez-vous faire ?
Suivre Amelyana vers la grande cour intérieure
→ Découvrir les espaces ouverts, la terrasse du café et les jardins.
Monter au premier étage
→ Explorer la grande bibliothèque, les couloirs et les terrasses.
Rester encore un moment dans le hall
→ S’installer dans un salon, observer, ou savourer une boisson chaude.